Découvrir le vol libre – Vols tandem

Le rêve de voler… pour vrai

Il y a ce moment, souvent très tôt dans la vie, où on lève les yeux vers le ciel et où l’on imagine ce que ça ferait de voler. Pas dans un avion. Pas derrière une vitre. Mais libre, porté par l’air, comme un oiseau.

Pour plusieurs, ce rêve reste un peu abstrait. On se dit que ce n’est pas pour nous. Que c’est compliqué, inaccessible… ou réservé à quelques passionnés !

Et pourtant.

Le vol libre (parapente et deltaplane) permet de vivre cette expérience de façon étonnamment naturelle. On décolle à pied, on prend quelques pas d’élan… et le sol s’éloigne doucement. Le paysage s’ouvre. Le bruit diminue. Le temps semble ralentir.

Il n’y a pas de moteur. Pas de sensation de propulsion. Seulement l’air, le relief… et le plaisir simple de se déplacer dans le ciel.

Ce qui commence souvent comme une simple curiosité devient, pour certains, une expérience marquante. Pour d’autres, c’est le début d’une passion durable.

Le vol libre, c’est quoi exactement ?

Le vol libre regroupe des disciplines aériennes sans moteur, où le pilote décolle et atterrit à pied, en utilisant uniquement l’énergie du vent et des masses d’air.

Au Québec, deux disciplines principales permettent de découvrir et de pratiquer le vol libre : le parapente et le deltaplane.

Le parapente

Le parapente est souvent perçu comme la forme de vol la plus accessible.

L’aile, faite de tissu léger, se gonfle avec l’air et prend sa forme naturellement. Après quelques pas de course, on quitte le sol en douceur et on se retrouve rapidement à glisser au-dessus du paysage, confortablement installé dans une sellette.

Le parapente offre une sensation de fluidité très particulière. On suit le relief, on profite des ascendances, on prend le temps d’observer. C’est un vol silencieux, apaisant, qui laisse beaucoup de place à la contemplation.

Le deltaplane

Le deltaplane propose une approche différente, plus directe.

Avec son aile rigide en forme de triangle, le pilote vole couché, suspendu sous l’aile, et dirige sa trajectoire par de légers déplacements du corps.

Le contact avec l’air est plus tangible, plus physique. La sensation de vitesse est plus présente, tout en restant fluide et maîtrisée. Pour plusieurs, c’est une expérience très immersive, qui donne l’impression de réellement « fendre l’air ».

Une multitude de façons de voler

Le vol libre ne se résume pas à une seule façon de pratiquer.

Avec l’expérience, les pilotes découvrent différentes approches et choisissent celles qui leur correspondent le mieux :

  • le vol de montagne, le plus classique ;
  • le vol au treuil, en terrain plat ;
  • le vol thermique, qui permet de monter en altitude en exploitant les courants ascendants ;
  • le vol dynamique, où l’on utilise le vent en bordure de relief ;
  • le vol voyage, qui consiste à découvrir différents sites au Québec ou ailleurs dans le monde ;
  • le vol de performance et de distance ;
  • le vol de compétition ;
  • et même le vol acrobatique, pour les plus expérimentés.

Il n’y a pas une seule façon de pratiquer le vol libre. Avec le temps, chacun développe sa propre manière de voler, selon ses intérêts, ses objectifs et les sensations recherchées.

Et si j’ai le vertige ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes.

Beaucoup de personnes qui n’aiment pas les hauteurs, sur une échelle ou un balcon, par exemple, craignent de ne pas être à l’aise en vol.

Dans les faits, l’expérience est très différente.

Le vertige est une sensation liée au contact avec le sol et à la perte de repères immédiats. En vol, ces repères changent complètement. Le corps est stable, la vision est large, et on se déplace doucement dans l’air.

Pour la grande majorité des gens, le vertige disparaît dès que l’on quitte le sol. Ce qui prend sa place, c’est plutôt un sentiment de calme… et souvent d’émerveillement.

Est‑ce que le vol libre est accessible ?

Le vol libre est beaucoup plus accessible qu’on pourrait le croire.

Il est pratiqué par des personnes de tous âges, de tous profils, et sans qu’il soit nécessaire d’avoir une condition physique exceptionnelle.

Pour une première expérience, les exigences sont simples : il est généralement suffisant d’être capable de faire quelques pas de course au décollage, lorsque le vent est faible.

Le reste repose surtout sur :

  • l’apprentissage progressif ;
  • la compréhension des conditions ;
  • et l’encadrement par des personnes expérimentées.

Le vol libre n’est pas une question de performance physique. C’est avant tout une question d’apprentissage, de progression et de jugement.

Une première porte d’entrée : le vol biplace (tandem / cours d’initiation)

Pour beaucoup de gens, la première expérience de vol libre se fait en vol biplace, aussi appelé vol tandem.

Que ce soit en tandem parapente ou en tandem deltaplane, vous volez accompagné d’un pilote expérimenté qui s’occupe du décollage, du pilotage et de l’atterrissage.

Vous n’avez rien à gérer. Vous êtes là pour vivre le moment, observer, ressentir.

Mais ce que plusieurs découvrent une fois en l’air, c’est que l’expérience peut aller encore plus loin.

Lorsque les conditions le permettent, et si vous le souhaitez, l’instructeur peut vous proposer de prendre les commandes. Les équipements sont conçus avec des bicommandes, ce qui permet au pilote de vous laisser piloter en toute sécurité, tout en gardant le contrôle du vol.

Pour plusieurs, c’est un moment marquant : celui où l’on réalise que voler n’est pas seulement possible… mais accessible.

Par ailleurs, sur le plan légal et réglementaire, le vol biplace (tandem) est considéré comme un cours d’initiation. Cela permet d’encadrer l’activité en matière d’assurance et de réglementation aérienne.

Dans tous les cas, cette première expérience reste une porte d’entrée privilégiée, sans engagement, adaptée à chacun.

Et si j’ai envie d’aller plus loin ?

Il arrive souvent que, une fois de retour au sol, une idée s’installe.

Pas nécessairement une décision immédiate… mais une question qui revient doucement : « Et si j’apprenais à piloter ? »

Pour certaines personnes, cela s’arrête à une belle expérience. Pour d’autres, c’est le début d’un processus.

Apprendre à piloter, ce n’est pas seulement voler. C’est apprendre à comprendre l’air, le terrain, les conditions… et à développer les réflexes nécessaires pour voler de façon autonome et responsable.

Si cette idée vous interpelle, la prochaine étape consiste à découvrir le parcours de formation et le rôle des écoles et des instructeurs dans cet apprentissage.

FAQ – Découvrir le vol libre

Le vol libre en général

Le vol libre regroupe des disciplines aériennes sans moteur, comme le parapente et le deltaplane, où le décollage et l’atterrissage se font à pied. Le pilote utilise uniquement l’air et le relief pour se déplacer.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de « se jeter dans le vide », mais bien de voler en utilisant les mouvements naturels de l’air, comme les courants de vent ou les ascendances thermiques.

C’est une façon unique de se déplacer dans le ciel, en interaction directe avec l’environnement.

Le vol libre se pratique dans un cadre structuré, avec des règles, des formations et des équipements adaptés, ce qui permet de le rendre accessible à un large public, que ce soit pour une première découverte en tandem ou pour apprendre à piloter de façon autonome.

En résumé, le vol libre, c’est l’art de voler… simplement, naturellement et en toute conscience des conditions qui nous entourent.

Le parapente et le deltaplane permettent tous les deux de voler librement, mais leur conception et les sensations qu’ils procurent sont différentes.

Le parapente ressemble un peu à un parachute, mais avec une forme plus allongée conçue pour avancer dans l’air plutôt que simplement descendre. L’aile est souple et faite de tissu, et le pilote est assis confortablement dans une sellette, plutôt que suspendu dans un harnais. Cette configuration donne une sensation de glisse douce et fluide, souvent perçue comme très accessible.

Le deltaplane, quant à lui, est constitué d’une structure rigide, généralement triangulaire et légèrement allongée, fabriquée en aluminium ou en fibre de carbone. Le pilote est suspendu sous l’aile, en position couchée, et dirige l’appareil en déplaçant son poids. Cette approche offre une sensation de vol plus directe, avec une impression plus prononcée de vitesse et de contact avec l’air.

Dans les faits, ce qui influence le choix entre les deux disciplines, ce sont surtout les plages de vitesse, le type de pilotage et les sensations de vol recherchées.

La réponse est à la fois oui… et non.

Oui, dans le sens où un pilote formé et autonome est responsable de planifier ses propres vols. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on parle de « vol libre » : le pilote choisit où et quand il vole, en fonction des conditions et de ses objectifs.

Non, parce que cette liberté s’exerce dans un cadre précis. Le pilote doit respecter plusieurs règles liées à la sécurité et au respect des propriétés privées. Il doit s’assurer de pouvoir décoller et atterrir à des endroits où il a obtenu l’autorisation de le faire.

Dans la pratique, les pilotes utilisent généralement des sites aménagés et reconnus, souvent gérés par des clubs, qui ont établi des ententes avec les propriétaires terriens. Cela permet d’assurer un accès sécuritaire et durable aux différents sites de vol.

Le vol libre offre donc une grande autonomie… mais dans le respect des règles et des lieux.

Pas nécessairement… mais c’est la situation la plus fréquente.

La plupart des vols en parapente et en deltaplane se font à partir d’un relief, une montagne, une colline ou même une dune de sable, car cela facilite le décollage et permet de profiter plus facilement des conditions pour prolonger le vol.

Le vol en relief offre aussi des possibilités très intéressantes. Par exemple, en plus du vol thermique (où l’on utilise des colonnes d’air chaud pour prendre de l’altitude), les pilotes peuvent utiliser le vol dynamique, qui consiste à exploiter le vent qui remonte le long du relief pour rester en l’air ou se déplacer.

De façon simple :

  • le thermique permet de monter en altitude ;
  • le dynamique permet de se maintenir ou progresser en suivant le relief grâce au vent.

Cela dit, il est également possible de voler sans montagne. En parapente, on peut utiliser un treuil, qui permet de tirer l’aile depuis le sol jusqu’à atteindre une altitude suffisante pour voler. En deltaplane, on utilise souvent le remorqué, généralement à l’aide d’un aéronef léger (ULM).

La montagne, ou plus largement le relief, reste le point de départ le plus courant, mais ce n’est pas la seule façon de prendre l’air.

Pour découvrir les endroits où voler au Québec, vous pouvez consulter le répertoire des sites de vol libre.

Jusqu’où, combien haut, combien longtemps ?

Cela dépend principalement des conditions météo, du relief et de l’expérience du pilote.

Au Québec, les vols se déroulent généralement à des altitudes de quelques centaines à quelques milliers de mètres au-dessus du sol, selon les conditions du moment.

Lors d’un vol biplace (tandem), l’altitude est choisie pour offrir une expérience agréable et sécuritaire, tout en s’adaptant aux conditions de la journée. Dans certaines situations plus favorables, notamment en exploitant des courants ascendants (thermiques), des pilotes expérimentés peuvent atteindre des altitudes beaucoup plus élevées.

À titre d’exemple, des records canadiens de vol en parapente ont dépassé les plus de 5 000 mètres d’altitude. Ce type de performance reste toutefois exceptionnel et dépend de conditions très spécifiques.

En pratique, chaque vol est différent, et l’altitude dépend avant tout de la météo et des objectifs du pilote.

Cela dépend principalement des conditions météo, du terrain… et du type de vol recherché.

Dans le cadre d’un vol biplace (tandem parapente ou tandem deltaplane), les déplacements se font généralement à proximité du site de décollage, sur une distance relativement courte, afin de privilégier l’expérience et les sensations.

Avec l’expérience, les pilotes peuvent explorer différentes façons de voler :

  • le vol de montagne, où l’on évolue à proximité du relief ;
  • le vol de distance, qui consiste à parcourir de plus longues distances en exploitant les courants d’air ;
  • le vol voyage, où l’objectif est davantage de découvrir de nouveaux paysages et différents sites.

Dans des conditions favorables, certains pilotes expérimentés peuvent parcourir plusieurs dizaines, voire des centaines de kilomètres en un seul vol.

À titre d’exemple, des distances de plus de 200 km ont déjà été réalisées au Canada dans certaines disciplines.

En pratique, chaque vol est différent. La distance parcourue dépend avant tout des conditions météo, du niveau du pilote… et de l’objectif qu’il se fixe pour son vol.

La durée d’un vol peut varier énormément, principalement en fonction des conditions météo, du site de vol et de l’expérience du pilote.

Au Québec, lors d’un vol biplace (tandem parapente ou tandem deltaplane), la durée se situe généralement entre 15 minutes et 45 minutes, selon les conditions du moment et le type d’expérience proposée.

Dans le cadre d’une pratique régulière, les pilotes autonomes peuvent effectuer des vols très variables :

  • parfois plus courts lorsque les conditions sont calmes ;
  • mais aussi plus d’une heure, voire plusieurs heures, lorsque les conditions sont favorables.

Dans des cas exceptionnels, certains pilotes ont réussi à rester en vol sur de très longues périodes. À titre d’exemple, des records de durée de vol ont déjà dépassé les 10 heures au Canada dans certaines disciplines.

En pratique, chaque vol est unique. Sa durée dépend avant tout de la météo, du terrain… et de ce que le pilote souhaite faire pendant son vol.

Peurs et appréhensions

C’est une question très fréquente… et la réponse surprend souvent.

Le vertige est généralement lié au contact visuel et physique avec le sol, surtout lorsqu’on se retrouve en hauteur sans être en mouvement. C’est une réaction naturelle du corps face à une perte de repères.

En vol libre, la situation est très différente. Une fois en l’air, le corps est stable, les mouvements sont doux et progressifs, et le regard s’ouvre sur un paysage éloigné plutôt que sur un vide immédiat. Pour la grande majorité des gens, la sensation de vertige disparaît rapidement après le décollage.

Ce qui prend sa place, c’est souvent une impression de calme, de flottement… et même de confort.

Il est tout à fait normal d’avoir une appréhension avant un premier vol. C’est pourquoi, lors des vols tandem, les instructeurs prennent le temps d’expliquer chaque étape et d’accompagner les participants dès le décollage, afin que la transition se fasse en douceur.

C’est une crainte assez naturelle… mais l’expérience est souvent différente de ce que l’on imagine.

Au moment du décollage, il peut y avoir une légère appréhension, simplement parce qu’on quitte le sol. Mais très rapidement, cette sensation laisse place à autre chose.

En vol, on ne ressent généralement pas « le vide » comme on pourrait le ressentir sur une échelle ou en bordure d’un toit. Le corps est stable, les mouvements sont fluides, et la perception est complètement différente : on se déplace dans l’air plutôt que d’être suspendu au‑dessus du sol. La sensation dominante devient alors une impression de glisse et de mouvement, un peu comme si on avançait doucement dans un espace ouvert.

Pour la plupart des gens, le sentiment de vide disparaît après quelques secondes, remplacé par un mélange de calme… et de découvertes.

Oui, c’est tout à fait normal… et même très fréquent.

La plupart des personnes ressentent une certaine nervosité avant un premier vol. C’est une réaction naturelle face à une nouvelle expérience, surtout lorsqu’il s’agit de quitter le sol.

Ce qui est important de savoir, c’est que cette nervosité diminue généralement très rapidement :

  • dès les explications au sol ;
  • pendant la préparation avec l’instructeur tandem ;
  • et surtout au moment du décollage, lorsque tout se passe en douceur.

Les instructeurs tandem ont l’habitude d’accompagner des personnes qui n’ont jamais volé. Ils prennent le temps d’expliquer chaque étape, de répondre aux questions et de s’assurer que vous êtes à l’aise avant de décoller.

Dans de très nombreux cas, la nervosité des premières minutes laisse rapidement place à un sentiment de calme… et parfois même à l’envie d’y retourner.

Accessibilité et conditions

Il n’y a pas d’âge minimum universel fixé pour le vol libre, mais, dans la pratique, les écoles et instructeurs accueillent généralement des participants à partir d’une dizaine d’années pour un vol biplace (tandem).

L’élément le plus important n’est pas seulement l’âge, mais la capacité de la personne à :

  • comprendre les consignes ;
  • être à l’aise avec l’expérience ;
  • et participer de façon sécuritaire, notamment lors du décollage.

Les mineurs doivent bien sûr avoir une autorisation parentale, et les instructeurs tandem prennent toujours le temps de s’assurer que l’expérience est adaptée à la personne.

Il est aussi important de savoir que chaque école ou instructeur peut accepter ou refuser un passager, selon ses propres critères, les conditions du moment et son jugement professionnel.

En résumé, le vol libre est accessible aux jeunes… à condition que l’expérience soit bien encadrée et adaptée à leur situation.

Oui, il existe des limites de poids, principalement pour des raisons de sécurité et de performance de l’équipement.

En parapente et en deltaplane biplace (tandem), l’aile et le matériel sont conçus pour supporter une certaine charge totale, qui inclut le passager, l’instructeur et tout l’équipement. Lorsque cette limite est dépassée, cela peut affecter le décollage, la stabilité du vol et l’atterrissage.

Dans la pratique, la plupart des écoles et instructeurs tandem acceptent généralement des passagers jusqu’à environ 100 à 110 kg, parfois davantage selon le matériel, le poids de l’instructeur et les conditions météo du moment.

Cela dit, il est important de comprendre qu’il n’existe pas de chiffre universel valable en tout temps.

Le poids est toujours évalué en fonction de plusieurs éléments :

  • les conditions météo (vent, thermiques) ;
  • le site de décollage ;
  • le type d’équipement utilisé.

C’est pourquoi chaque école ou instructeur dispose d’un pouvoir de jugement professionnel et peut accepter, adapter… ou refuser un vol, afin de garantir les meilleures conditions de sécurité.

Si vous avez un doute, le plus simple reste toujours de communiquer directement avec une école ou un instructeur, qui pourra vous répondre de façon précise selon votre situation.

Non, il n’est pas nécessaire d’être en grande forme physique pour découvrir le vol libre.

Contrairement à ce que plusieurs imaginent, le vol biplace (tandem) ne demande pas d’effort intense. Dans la plupart des cas, il suffit d’avoir une condition physique normale et d’être capable de faire quelques pas de course au décollage, lorsque le vent est faible. Une fois en l’air, le vol se fait confortablement installé, sans effort particulier.

Les instructeurs tandem sont habitués à encadrer des personnes de tous profils. Ils prennent le temps d’adapter les explications et de vérifier que les conditions sont appropriées avant chaque vol. Dans certaines situations (blessure, mobilité réduite, condition particulière), il peut être préférable d’en discuter à l’avance avec une école ou un instructeur, afin de s’assurer que l’expérience sera adaptée et sécuritaire.

En résumé, le vol libre est accessible à la grande majorité des gens… sans nécessiter d’être un athlète.

Météo et conditions

Oui… et c’est souvent mieux que ce que l’on pense.

Contrairement à une idée répandue, le vol libre ne dépend pas seulement du vent. Il repose plutôt sur la présence d’air en mouvement, ce qui peut se produire de différentes façons.

Par exemple :

  • lorsqu’il y a peu de vent au sol, il est tout à fait possible de voler
  • les courants thermiques (colonnes d’air chaud qui montent) permettent même de prendre de l’altitude et de prolonger le vol
  • au contraire, un vent trop fort peut rendre les conditions difficiles, voire empêcher le décollage

Dans plusieurs cas, des conditions calmes et stables sont idéales, particulièrement pour un premier vol en biplace (tandem), car elles offrent une expérience plus douce et plus confortable.

Ce qui compte, ce n’est donc pas la quantité de vent, mais la qualité des conditions météo dans leur ensemble, que les instructeurs évaluent avant chaque vol.

En cas de pluie, les vols sont tout simplement reportés.

Le vol libre dépend directement des conditions météo, et la pluie n’est pas compatible avec une pratique sécuritaire. Elle peut affecter le comportement de l’aile, réduire la visibilité et s’accompagner de conditions instables qui ne sont pas adaptées au vol. C’est pourquoi les décisions de voler ou non sont toujours prises avec prudence.

Les instructeurs tandem évaluent les conditions avant chaque vol et n’hésitent jamais à reporter une activité si la météo n’est pas favorable. Cela fait partie intégrante d’une pratique responsable du vol libre. Il est donc tout à fait normal qu’un vol soit reporté à cause de la météo. Dans la grande majorité des cas, une nouvelle plage horaire ou une autre journée sera proposée afin de profiter de meilleures conditions.

En résumé, la pluie n’empêche pas de voler… elle indique simplement que ce n’est pas le bon moment.

Oui, il est possible de voler en hiver… mais cela reste moins fréquent, surtout pour les vols biplaces (tandems).

Le vol hivernal offre une expérience particulière. Les paysages sont souvent magnifiques, enneigés et dégagés, et les conditions d’air peuvent parfois être plus stables et calmes, ce qui peut être très agréable.

Cela dit, plusieurs facteurs viennent limiter la pratique en hiver :

  • le froid et l’équipement requis ;
  • des journées plus courtes ;
  • des conditions météo plus variables ;
  • et l’accessibilité des sites de décollage.

Pour ces raisons, les activités commerciales, comme les vols tandem, sont généralement plus rares en hiver, même si elles peuvent être offertes à l’occasion lorsque les conditions le permettent. Comme toujours, les décisions de voler reposent sur une évaluation attentive des conditions par les instructeurs.

En résumé, voler en hiver est possible… mais cela dépend fortement des conditions et des opportunités du moment.

Vol biplace / tandem

Un vol biplace, aussi appelé vol tandem, est un vol où vous êtes accompagné d’un instructeur tandem qui assure le décollage, le pilotage et l’atterrissage.

La position du passager dépend de la discipline :

  • en tandem parapente, le passager est installé à l’avant, dans une sellette ;
  • en tandem deltaplane, le passager est situé sur le côté et légèrement derrière l’instructeur, suspendu sous l’aile, dans un harnais.

Dans les deux cas, l’instructeur s’occupe du déroulement du vol, ce qui permet de vivre l’expérience en toute confiance. Avant le décollage, l’instructeur effectue un « briefing » pour expliquer les étapes du vol, les consignes à respecter et vous sensibiliser aux notions de base de sécurité.

Comme le vol biplace (tandem) est considéré, sur le plan légal et réglementaire, comme un cours d’initiation, il s’inscrit dans une démarche d’apprentissage progressive. L’instructeur vous transmet des connaissances avant, pendant et après le vol, et, lorsque les conditions le permettent, peut vous proposer de prendre les commandes afin de vous initier concrètement au pilotage.

Pour certains, cette expérience sera suffisante pour satisfaire leur curiosité. Pour d’autres, ce sera la piqûre qui leur donnera le goût de devenir pilotes eux‑mêmes.

Le vol libre est une activité qui se pratique dans un cadre structuré, avec des méthodes, des équipements et une formation axés sur la sécurité.

Plusieurs éléments contribuent à rendre l’activité sécuritaire :

  • les instructeurs tandem, qui sont formés et expérimentés ;
  • une évaluation rigoureuse des conditions météo avant chaque vol ;
  • l’utilisation d’un équipement adapté et conçu pour le vol libre (harnais, aile certifiée, parachute de secours, etc.) ;
  • des procédures et des bonnes pratiques appliquées de façon constante.

Dans le cas d’un vol biplace (tandem), l’instructeur prend toutes les décisions liées au vol, y compris celle de ne pas décoller si les conditions ne sont pas réunies.

Comme pour toute activité aérienne ou de plein air, il existe toujours une part de risque. C’est pourquoi la formation, le jugement et le respect des conditions jouent un rôle essentiel.

En pratique, le vol libre se découvre progressivement, dans un environnement structuré où la sécurité fait partie intégrante de chaque étape.

Absolument.

Beaucoup de gens choisissent de faire un vol biplace (tandem parapente ou tandem deltaplane) simplement pour le plaisir de découvrir le vol libre, sans intention d’aller plus loin.

C’est une activité de découverte à part entière, accessible et sans engagement, qui permet de vivre les sensations du vol en toute simplicité.

Pour certains, cela répond pleinement à leur curiosité. Pour d’autres, cette première découverte devient un point de départ et donne envie d’en apprendre davantage, voire de suivre une formation pour devenir pilote.

Dans tous les cas, il n’y a aucune attente ni obligation : chacun vit l’expérience à sa façon.

Le coût d’un vol biplace (tandem parapente ou tandem deltaplane) peut varier selon plusieurs éléments.

Par exemple :

  • le site de vol et la région ;
  • la durée du vol ;
  • le type d’appareil et d’équipements utilisés ;
  • les conditions météo au moment du vol.

Pour cette raison, il n’existe pas de tarif unique applicable à tous les vols. Les écoles et instructeurs proposent généralement différentes formules adaptées aux attentes et aux conditions du moment. Le plus simple est donc de communiquer directement avec une école ou un instructeur afin d’obtenir les informations les plus pertinentes selon votre situation.

Vous pouvez consulter la page « Écoles et instructeurs de vol libre reconnus au Québec » pour trouver un contact dans votre région.

Déroulement

Un vol biplace (tandem parapente ou tandem deltaplane) se déroule en plusieurs étapes, progressives et bien encadrées.

À l’arrivée, vous serez généralement invité à signer une décharge de responsabilité, puis à échanger avec l’instructeur tandem, qui vous présentera le déroulement de l’activité.

Vous serez ensuite accompagné vers le site de décollage, ce qui peut impliquer un déplacement en véhicule ou une courte marche, selon l’emplacement.

Une fois sur place, l’instructeur procède à la préparation de l’appareil (parapente ou deltaplane), incluant son montage et son déploiement.

Suit ensuite l’installation des équipements (sellette ou harnais, casque, etc.), ainsi qu’une vérification de sécurité avant le vol.

L’instructeur effectue ensuite une inspection des conditions météo, afin de confirmer que tout est favorable au décollage.

Avant de décoller, un « briefing » est réalisé pour vous expliquer les consignes, le déroulement du décollage ainsi que les éléments essentiels de sécurité.

Le décollage est ensuite pratiqué, puis effectué, généralement en quelques pas de course avec l’instructeur.

Une fois en l’air, vous serez invité à vous installer confortablement dans la sellette (parapente) ou le harnais (deltaplane) pour profiter du reste du vol. Le type de vol (doux, plus dynamique, parfois plus mouvementé) s’adapte à la fois aux conditions météo et à vos préférences.

Vous êtes en communication avec l’instructeur tout au long du vol, ce qui permet de poser des questions, d’être rassuré et de mieux comprendre ce qui se passe. Lorsque les conditions le permettent, vous pourrez également être invité à prendre les commandes, grâce aux bicommandes, afin de découvrir les premières sensations de pilotage.

L’instructeur établit un plan d’atterrissage adapté aux conditions du moment et vous donnera les consignes à suivre afin de préparer et effectuer l’atterrissage en toute sécurité.

Après l’atterrissage, un moment est généralement prévu pour échanger et faire un retour sur l’expérience.

Du début à la fin, chaque étape est expliquée et encadrée afin de rendre l’expérience simple, sécuritaire et agréable.

Pour un vol en parapente ou en deltaplane, il est recommandé de s’habiller comme pour une activité extérieure en montagne ou en plein air.

Voici quelques éléments à privilégier :

  • des vêtements confortables qui permettent de bouger facilement ;
  • des chaussures fermées (idéales pour marcher et faire quelques pas au décollage) ;
  • un coupe-vent ou une couche supplémentaire, car la température peut être plus fraîche en altitude.

Même lors d’une journée chaude, il peut faire plus froid en l’air, surtout selon l’altitude et la durée du vol.

En général, il vaut mieux s’habiller un peu plus chaudement que ce que l’on ferait au sol.

Si vous avez un doute, les instructeurs vous indiqueront toujours quoi porter selon les conditions du jour.